Dans notre post « Qu’est ce que la rentabilité d’un investissement locatif ? » nous nous attachions à expliquer ce qu’était un taux de rentabilité. Voyons désormais comment calculer ce taux. Vous allez comprendre que le taux de rentabilité de l’investissement locatif se décline en sous versions en fonction de la précision de sa définition.

Avant cela, posons les hypothèses. Nous sommes intéressés par l’achat d’un appartement dans Paris intra muros et nous nous demandons s’il serait intéressant de l’acheter pour le louer immédiatement.

Le bien est proposé à un tarif de 335 000€, frais d’agence inclus. Le bien ne nécessite pas de travaux, il pourra être loué immédiatement sans frais supplémentaire.

1. Rentabilité brute

Il s’agit du total annuel des loyers sur le total du cout d’achat du bien, frais inclus. La première étape est d’estimer auprès d’agences du quartier ou via des annonces sur www.seloger.com le loyer mensuel que vous pourriez demander. Nous l’estimons à 1300€ hors charges par mois. Soit 15600€ hors charges par an. Ensuite, vous devrez payer en plus du prix d’achat des frais de notaire et des frais de garantie. Les frais de notaire peuvent être estimés dans notre cas entre 7 et 8% du prix du bien (moyenne des taux sur des appartements anciens à Paris). Je prends pour hypothèse 7,5%, soit 25 125€. Les frais de garantie, calculés par votre banque au moment où vous solliciterez un prêt, servent à alimenter un fonds qui remboursera les banques en cas d’emprunteur défaillant. Vous pouvez les estimer à 0,20% du prix du bien, soit 670€. Comme il n’y a pas de travaux à faire dans l’appartement, je n’ai pas à ajouter de frais avant de louer.

Le total du cout d’achat du bien est donc de 335 000 + 25 125 + 670 = 360 795€

La rentabilité brute est donc de 15 600 / 360 795 = 4,3%

Conclusion

Quelle première analyse faire de ce résultat ? Comparons-le au taux sans risque du livret A, aujourd’hui 2,25% net. Si nous avions trouvé un taux inférieur à celui-ci, il n’aurait pas été utile de continuer notre étude. En effet, autant placer son argent sur un compte sans risque que d’entreprendre un investissement immobilier long et risqué. Par ailleurs, à ce stade là nous ne sommes que dans le calcul d’une rentabilité brute, qui ne prend pas en compte ni les charges à payer quand on loue un bien ni la fiscalité. Poursuivons notre étude pour en découvrir les subtilités.

2. Rentabilité nette

En tant que propriétaire vous allez être amené à payer un certains nombre de charges. L’objectif de la rentabilité nette est de les prendre en compte. C’est parti pour un tour de piste :

Emprunt